Je me rendais tranquillement à un Rdv en centre ville pour boire un pot et me chemin devait croiser une piste cyclable (celle qui montre vers la place Gutenberg au niveau du pont du corbeau, pour ceux qui connaissent.
Il faut savoir qu'à cet endroit les cyclistes doivent respecter un feu (qui dispose par ailleurs d'un compte à rebours pour dissuader les plus pressés),. Bien sûr je savais que quasi personne ne le respecte, donc une fois mon feu à moi vert, j'avance avec prudence pour traverser cette voie. Ce qui devait arriver arriva : un cycliste ma passe juste sous le nez, sans phare, évidemment. Je freine, il passe.
Mais une jeune femme aperçue plus tôt dans mon champ de vision assez loin, ne fais pas du tout ce qu'elle devait faire, à savoir s'arrêter au feu. Au lieu de cela elle me fonce pile dans ma roue arrière, plie en 8 cette dernière, et chute. Je perd l'équilibre et me rattrrappe mollement.
Aucun dommage corporel, heureusement, cependant, je discute avec elle :
- casque audio sur les oreilles,
- aucun feu en état de fonctionnement sur le vélo,
- pas de casque (ok, c'est pas forcément essentiel, m'enfin une chute est vite arrivée),
- ses excuses : elle ne regardait pas où elle allait et ses freins « ne marchent plus »,
- n'avait qu'une envie, celle de repartir comme s'il ne s'était rien passé.
En fait, elle ne s'est pas du tout rendue compte de ce qui venait d'arriver.
Et je constate de plus en plus que la politique cyclable de la Ville, bien que louable dans ses principes, ne prend pas en compte le fait que :
- un nombre effarant de vélos ne disposent pas de feu en état de fonctionnement et son des véritables épaves ambulantes,
- ces personnes ont l'air vraiment de penser que rouler en vélo ne nécessite aucun effort matériel, comme si le vélo se réparait tout seul
- et que rouler en vélo dispense de toute forme d'attention, comme si on était en promenade permanente dans un grand champ de betteraves